Laclaverie Marie-Thé

mariée, mère de deux enfants et grand-mère de trois petits-enfants, réside dans les Hautes-Pyrénées. Elle est l’auteur de Marie de mon enfance, paru en 2012 aux Editions L’Harmattan, 

 

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Un instant pour toujours

Ed l'Harmatan

Recueil de témoignages de malades en fin de vie, que l'auteur accompagne depuis de nombreuses années

Interview

Depuis quand participez-vous à l'accompagnement?

 Depuis 14 ans .. je visite en institution ( clinique de l'Ormeau) ou à domicile.

Pourquoi avoir choisi cette forme particulière de solidarité?

 On ne peut pas vivre en passant à côté de l'essentiel".J'ai voulu donner un sens à ma vie". J'aurais pu choisir d'autres formes de bénévolat, mais la maladie dans sa souffrance et sa solitude m'a toujours beaucoup touchée .Depuis ma petite enfance j'allais rencontrer un oncle paralysé resté 10 ans dans son lit de torture et une vieille tante qui n'avait qu'un bras pour se mouvoir ... Je sentais en les visitant tant de bonheur en moi, ils avaient, pendant ces moments, retrouvé le sourire, la parole, la lumière dans le regard ... La maladie fait peur, éloigne, le malade est souvent dans une grande solitude ...

Avez-vous reçu une formation?

 Oui, bien sûr! c'est impossible d'aller vers ces grands malades en fin de vie sans suivre une formation qui va nous éclairer sur le suivi de la maladie, de son évolution, de la psychologie du malade etc .... La durée de la formation s'étale sur une année, un samedi par mois. Pour intégrer l'association, il faut passer un entretien avec un responsable, un psychologue, répondre à un questionnaire afin de déterminer ses motivations.

Le fait que vous ne soyez ni médecin, ni soignant, ni membre de la famille ne rend il pas difficile les contacts?

Non, au contraire! Bien souvent les malades se confient à nous. Nous n'avons pas la blouse blanche, ils se sentent proches de nous et nous recueillons en toute neutralité pensées, peurs, souvenirs intimes, joies, regrets, sans être ni psychologue ni soignants, offrant tout simplement une oreille bienveillante. Nous faisons un bout de chemin avec eux, dans l'écoute, la parole, le rire parfois car nos malades sont dans la vie jusqu'à la fin de leur existence.

Quels sont les grands types de réactions que vous suscitez?

Il Y a ceux et celles qui nous disent :«Je vous admire»: (surtout pas) " je ne pourrais jamais faire ce que vous faîtes" ou "je suis trop sensible". Il y a aussi ceux et celles qui par notre exemple veulent suivre une formation. La réaction des malades est souvent la même, ils nous remercient et nous disent dans un "fond" d'espoir :« si je m'en sors, je visiterai moi aussi des malades»: les malades nous font cadeau de leur sourire .. "quel bonheur de sortir d'une chambre avec ce regard accroché au nôtre .. Il y a aussi les familles avec qui nous tissons des liens privilégiés ... nous essayons de leur apporter soutien, paroles réconfortantes, mais ce sont toujours des moments éprouvants ... que d'émotions partagées ...

Comment parvenez-vous à garder un équilibre face à la mort des personnes que vous entourez?

Nous avons chaque trimestre une réunion d'un groupe de paroles avec un psychologue spécialisé en soins palliatifs ... chacun s'exprime dans la plus grande clarté et "décharge" son "poids", ses difficultés rencontrées . La parole est toujours salvatrice .. on repart plus léger ..... Quand on choisit d'accompagner des malades en fin de vie, on a déjà fait un petit chemin intérieur. Il faut les aimer... Quand j'arrive dans une chambre, je suis à la disposition du malade ... être bénévole est une école de vie et d'attention à l'autre . Je ne suis pas une " sur-femme" j'agis aussi avec mes peines au fond de moi .... j'ai de la chance de me réinvestir dans la vie car il le faut si on veut continuer ... pour me ressourcer! Le chant, l'écriture, la peinture. L'Amour des miens, l'Amitié partagée. L'Amour est plus fort que la souffrance et la mort.

 

Lasserre André

André et Anne Lasserre
André et Anne Lasserre

André Lasserre, professeur, docteur en histoire est  également auteur de nombreux ouvrages sur les Pyrénées.

 

Voir Rencontre avec André Lasserre

André et Anne Lasserre

Commissaire Goupil Meurtres à la Croix du Sud

Ed Lacour Ollé

Meurtres à la Croix du Sud  est un thriller humoristique qui met en scène, à la manière de Jean de la Fontaine, des animaux. Le commissaire Goupil est confronté à une bien difficile enquête aux nombreux rebondissements car les meurtres qu'il doit élucider le conduisent où jamais il ne pensait aller.

ENTRETIEN AVEC ANNE ET ANDRE LASSERRE

 

1- Dans quelles circonstances, avez-vous décidé de vous lancer dans le "policier humoristique"?

 

Le hasard nous a lancés sur la rédaction d'un roman policier fantaisiste. Lors de nos balades campagnardes ou montagnardes, nous nous amusions à personnifier les animaux que nous voyions ou auxquels nous pensions. Parfois, même, nous mettions un patronyme sur tel ou tel animal... Et puis, par jeu, nous avons oralement monté une histoire dans laquelle le renard que nous abritions dans l'une de nos haies -en fait, c'était une renarde et ses renardeaux ; elle est devenue l'Hermeline du livre- jouait le premier rôle.

 

2- Pourquoi ce livre (et pas un autre) à quatre mains ?

 

Pourquoi ce livre à quatre mains ? Ce n'est pas le seul. Il y en avait un sur les contes pour enfants et il y en a eu un autre sur les légendes et les symboles des Pyrénées. Celui-ci nous est tombé dessus, tout a fait fortuitement au départ et nous avons pris goût à le développer.

 

3- La gestation a-t-elle été aisée, longue, douloureuse... ?

 

L'écriture en a été relativement aisée. Nous avions un canevas oral et, un peu comme un portrait chinois, l'un écrivait un chapitre et l'autre le suivant. Plus tard, André a tout repris pour le rendre cohérent, pour l'harmoniser, pour faire que l'histoire ait un semblant de vraisemblable. Pourtant, il y a eu une difficulté : à mesure que nous avancions, les animaux devenaient de plus en plus humains et il a fallu essayer de pallier ce que nous considérions comme une faiblesse du livre...

 

4- Quels sont vos maîtres dans ce genre bien particulier ?

 

Notre modèle, notre unique maître fut, bien sûr, Jean de la Fontaine...


 

 

Lasserre-Vergnes Anne

A enseigné au Lycée Théophile Gautier ; consacre ses travaux de recherche à l'étude des Pyrénées. Parallèlement, se passionnant pour la littérature, elle écrit des nouvelles, donne des conférences.

 

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Marie, Médée, Jocaste et les autres

ed l'Harmattan

Tendres ou drôles, cruelles parfois, ces nouvelles mettent en relief les multiples relations qui peuvent s'instaurer entre une mère et son enfant. Marie, Médée, Jocaste sont autant de mères différentes. Si ces récits font parfois appel à la mythologie, ils nous présentent des êtres qui appartiennent à notre quotidien et nous invitent à nous interroger sur nos comportements, en montrant combien est fragile la communication entre deux êtres que tout devrait pourtant rapprocher.

 

Lasserre.mp3
Fichier Audio MP3 14.3 MB

«Les légendes pyrénéennes au travers des récits de voyages», c'est le thème qui a été proposé à l'espace artistique de la médiathèque à Lourdes. Il ne s'agit pas ici d'écrivains voyageurs mais tout simplement de voyageurs qui se sont déplacés au cœur des Pyrénées, relatant ici et là des légendes influencées au fil des années et même des siècles par le contexte historique, le milieu socioculturel et la christianisation tardive de la région. «Le légendaire pyrénéen» retrace ces légendes orales.


Le Légendaire Pyrénéen

signature à Lannemezan


La recherche a été facilitée par le fait qu'il était de bon ton, à l'époque, de laisser une trace écrite de son séjour. Anne Lasserre-Vergne n'oublie personne et n'édulcore aucun des commentaires qui agissent comme un miroir et assènent une vérité qui agace parfois.

Cette région symptomatique apparaît comme un mur infranchissable avec d'étroites vallées peu engageantes parfois, sans compter la rudesse du climat selon les saisons. Mais voilà ! Le besoin de la nation et le goût pour l'exploration de pionniers ouvrent le chemin de la chaîne. La découverte déconcerte et échappe aux stéréotypes : fascination devant ses splendeurs et l'incrédulité devant l'existence d'un peuple, subsistant, en majorité, dans une grande pauvreté et décalé par son éloignement et par la barrière de la langue.

Autre paradoxe, l'illusion de barrière naturelle avec l'Espagne se dissipe aussi, jusqu'à instaurer le bornage d'une frontière et d'unités pour sa surveillance. Mais, passé, cet engouement pour l'exotisme, la région s'est révélée un lieu de santé recherché pour ses ressources thermales et avec les stations qui fleurissent dans la chaîne les autochtones savent tirer profit de la manne qui s'offre à eux.

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Les Pyrénées entre mythe et légendes

«Le Légendaire pyrénéen», un autre essai de l'auteure qui vous aidera à comprendre la vie des Pyrénéens vécue à travers le mythique et le légendaire fondus dans un intéressant syncrétisme depuis les origines antiques et les traces de ses populations successives. Certes, dans le contexte de la relégation de la langue occitane et quand il survit aux stigmates de l'inquisition, il n'a pu subsister que partiellement et oralement.

 

Les Pyrénées au temps de Victor Hugo

ed Cairn

Au XIXe siècle, les Pyrénées sont à la mode. Les célébrités de la fortune, de la politique, des
arts et des lettres s’y donnent rendez-vous : Talleyrand, la duchesse d’Angoulême, George
Sand, Baudelaire, Flaubert, Chateaubriand, Hugo, Rossini, Eugénie de Montijo, Napoléon III
… séjournent dans ces montagnes. Les Pyrénées deviennent un lieu d’échanges grâce au
tourisme, aux stations thermales, à l’amélioration des moyens de transport, aux pèlerinages
qui se multiplient après les apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous. Les nombreux
récits de voyage, publiés tout au long du siècle, permettent de saisir comment vivaient les
Pyrénéens au coeur de ces massifs où les activités traditionnelles côtoient alors les activités
liées au tourisme naissant.

Laspalles Louis

Voir Hommage à Louis Laspalles

Latapie Lucien

"Tu t'en vas ô mon pays", édité en 1926, réédité en 2004 et une nouvelle fois en 2014 par Léone Guihéneuf, est l'oeuvre d'un ancien maire de Lourdes Lucien LATAPIE;

Aujourd'hui oublié, il fut en son temps un livre culte pour nombre de familles paysannes du pays rural lourdais. Au-delà des personnages, le sujet principal du roman est une "maison", ua maïsoù au sens pyrénéen. "Ribaroles", c'est son nom, est une ferme fictive située dans le hameau de Sarsan. L'auteur relate son déclin provoqué par une crise familiale surgie de la transformation de la société après la 1re guerre mondiale, une crise qui est celle de la famille souche et du système familial pyrénéen traditionnel.

 

 

Lévi Jeanette

En passant par Marie Toutou avec Mamette

Histoire d’une famille auroise est l’un de ces livres qui paraît sans tapage, tout en étant bien loin d’être sans intérêt ; en édition libre mais excellemment présenté et qui s’offre le luxe de proposer des collages et des photos. J’ai eu la chance de rencontrer Jeanette Lévi. Nous avons bavardé. De tout et de rien. De personnes qu’elle et moi avons connues. Du temps qui passe.Dans son livre, une chronique familiale donc, Jeanette Lévi a su éviter l’effet de noria, répétitif, qui guette ce type d’ouvrages. Elle a habilement intégré les événements familiaux dans ceux plus larges du village, de la contrée et dans l’histoire générale : « modestement, chacun à sa place, ils [ses aïeux] ont aussi été des spectateurs, des acteurs de la Grande Histoire ». Chaque fois que cela est possible, l’auteur s’appuie sur des actes d’état civil ou notariés et illustre son livre de poèmes, chansons, jeux, etc., afin, bien sûr, d’alléger le texte et de rendre l’ensemble plus attrayant.Tel quel le livre est une belle réussite qui allie avec bonheur cœur et culture.   André Lasserre