Aden Thomas

Thomas Aden est né à Paris, en 68, au milieu de la fumée et des gaz lacrymogènes. Il s'est essayé à diverses activités : animateur forain, rédacteur de modes d'emploi, maquettiste, bûcheron, illustrateur, etc. Puis vers 40 ans, il s'est résolu à écrire. Il vit actuellement dans le Sud-ouest.

 

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ENTRETIEN AVEC THOMAS ADEN

 

1- Qu'est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans l'écriture ?

 

Depuis toujours j'ai imaginé des histoires, mais dans des formats courts. Je me demandais si je serais capable d'écrire quelque chose de beaucoup plus long, comme un roman. Un écrivain américain a dit qu'écrire un livre c'est comme faire un voyage de 2000 km, de nuit et en s'éclairant avec une lampe torche. Mais bon, je suis tombé plusieurs fois sur des livres vraiment très mauvais, je me disais que je pourrais faire mieux que ça. Alors un matin, je me suis assis à ma table et... voilà.

 

 

2- Qu'est-ce qui vous a conduit à choisir la campagne, en particulier la campagne béarnaise,pour situer votre livre ?

 

Le Bassin de Lacq, ce n'est pas la campagne. C'est un de ces endroits mixtes, un territoire "rurbain", un mélange de ville et de campagne, d'usines et de champs. Il m'a semblé que le polar ne parlait pas beaucoup de ces zones indistinctes en général et du bassin de Lacq en particulier. A priori, on pourrait se dire que ce n'est pas le décor idéal pour un polar mais c'est justement ce qui était intéressant. Sans me comparer au Grand Alfred, je pense à "La mort aux trousses" (North by North-West). Les méchants vont tenter d'assassiner le héros et Hitchcock choisit le décor le plus impossible pour une scène de suspens. Il plante son héros en plein soleil, au milieu d'un paysage totalement plat et (presque) complètement désert. Une leçon de virtuosité.

 

 

3- Est-ce difficile de trouver un éditeur lorsqu'il s'agit d'un premier livre et d'un policier ?

 

Je ne sais pas : le premier que j'ai contacté a édité mon livre. En fait, j'ai eu beaucoup de chance : les éditions Cairn pensaient depuis un moment à lancer une collection de romans policiers locaux. Il existe de nombreux "polars régionaux" mais très peu s'intéressaient au Sud-Ouest. Mon manuscrit est arrivé au bon moment.

 

 

4- Allez-vous récidiver; si oui dans le même genre ? S'agira-t-il d'une suite au premier ouvrage ?

Oui, je compte bien récidiver Je travaille sur une "suite" qui devrait se dérouler à Pau.

 

Thomas Aden Alarme en Béarn

Vous voulez du privé californien ou du tueur en série à Miami ? Passez votre chemin. Ici, c'est la campagne. Le Béarn. Des vaches et des champs de maïs. Avec quelques usines au milieu, qui suçotent les dernières traces du gaz de Lacq. Exactement l'endroit où il n'arrive jamais rien. Toni sort avec Djamila. Il enchaîne les petits boulots, elle est caissière au supermarché du coin. Pourtant, ça dérape et puis ça part en vrille. Leur vie tranquille vole en éclats. Ils vont devoir se battre et surtout rester en vie.

Alili Yazid

Doctorant en histoire contemporaine et diplômé de l’Institut d'Études Politiques d'Aix-en-Provence, Yazid Alili s'est spécialisé dans la période de la Seconde guerre mondiale. Il travaille sur un sujet peu connu et peu traité, l'action des services secrets britanniques dans la constitution des réseaux de la Résistance française au cours de la Seconde guerre mondiale.

Agents secrets britaniques dans les Hautes-Pyrénées

Editions Le Solitaire

 

Le 11 novembre 1948, Tarbes et le département des Hautes-Pyrénées sont cités à « l’ordre du corps d’armée » : « Siège d’organismes de Résistance extrêmement importants, [Tarbes] n’a cessé depuis la fin de 1940 d’être le théâtre d’une farouche activité résistante qu’elle a d’ailleurs magnifiquement animée dans tout le département. 

Les résultats remarquables de cette activité dont les plus essentiels furent l’hébergement  de patriotes, le sabotage du S.T.O., la neutralisation totale et définitive, avant qu’ils ne fussent en mesure de sortir la moindre fabrication, de l’Arsenal et des Établissements Hispano-Suiza, puis la dislocation complète après le 6 juin des communications et des transports allemands, ne furent possibles que grâce au concours actif et au courage de nombreux éléments de la population qui supporta sans faiblir les représailles féroces des autorités ennemies, et en particulier le bombardement aérien du 10 juin 1944 […]. »


En réalité, le département des Hautes-Pyrénées disposa dès juillet 1940 d’un réseau créé par les Britanniques, le réseau Édouard. D’autres suivirent peu de temps après. Le département fut ainsi couvert par des organisations clandestines plurielles et multiformes mais dont le dénominateur commun opérationnel était le Special Operations Executive. Les Hautes-Pyrénées constituaient en effet un enjeu stratégique pour les Britanniques.

Arbol Victor del

La tristesse du Samouraî

Editions du Rouergue 2012


Ce polar, situé dans l’Espagne de l’après-guerre, tient aussi de la saga familiale, fertile en complots, enlèvements et trahisons qui marquent trois générations.
Tout commence sur les quais de la gare de Mérida, au petit matin. La guerre est terminée, mais personne n’ose encore y croire. Isabel, arpente les quais et tout dans son attitude indique qu’elle appartient à la caste des vainqueurs. Elle presse la main de son jeune fils qui rêve du sabre de samouraï qu’un homme lui a promis. Elle vient d’écrire à son aîné, qu’elle s’apprête à abandonner, les raisons de sa fuite. Et Isabel disparaît pour toujours.
Se jouant avec brio d’un contexte historique opaque, sans tomber cependant dans un pédagogisme qui pourrait alourdir tant l’écriture que le ressort de ce thriller psychologique, La Tristesse du Samouraï mène les personnages aux limites de leurs forces.
Une saga policière, journalistique, psychologique écrite par Victor del Arbol, un auteur qui, après des études historiques, travaille dans les services de la police autonome de Catalogne. C’est dire combien nous plongeons, au-delà des bonheurs d’écriture et sans invraisemblance, dans la quête d’un mystère familial afin de briser la transmission d’un péché originel. 
Coup de coeur de José CUBERO