L'Editorial d'André Lasserre

 

Il y a quelques jours, notre association L&R, présentait Henri Courtade, scientifique de formation, écrivain de passion, talentueux en diable, et d’extrême modestie. Nous nous connaissons et c’est peut-être, tout au moins en partie, pour cette raison qu’il avait accepté de se déplacer, à ma demande, de modifier son service d’astreinte, le tout bien entendu, gracieusement, dans tous les sens du terme. Imaginez ma déception – et ma confusion – de ne lui présenter qu’un parterre d’auditeurs, certes de très bon aloi, mais si clairsemé….

Parmi son œuvre, nous avons évoqué un roman publié chez Gallimard, Loup, y es-tu ? dans lequel le merveilleux, loin d’être gratuit, se met au service de la dénonciation du mal ; un roman policier « pyrénéen », A la vie à la mort. Nous avons particulièrement mis en valeur, dans le cadre de la commémoration du centenaire de la déclaration de la Première Guerre mondiale, son livre Kléber, l’histoire d’un héros par trop méconnu, un instituteur, sous-lieutenant à Verdun qui, par sa lucidité, parvient à stopper l’avancée allemande au fort de Souville.

Un auteur qui développe une pensée toujours originale et brillante, homme de grande culture évoquant aussi bien Fiodor Dostoïevski que Claude Simon, etc., des textes lus avec un talent qui n’est plus à démontrer par Christophe Verzeletti, ont donné une soirée fort appréciée par un auditoire conquis. Finalement, oui, c’est vrai, nous n’étions guère nombreux, mais s’est créée, peut-être par le fait même, une intimité bien sympathique.